Le labyrinthe : le remède mortel, un dernier volet bourré de problèmes

Le labyrinthe : le remède mortel (Maze Runner: The Death Cure)
Sorti le 7 février 2018
2h22
Science-fiction, Aventure
De Wes Ball Avec Dylan O’Brien, Kaya Scodelario, Thomas Brodie-Sangster
Distribué par 20th_Century_Fox_logo.svg

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Dans ce dernier volet de l’épopée LE LABYRINTHE, Thomas et les Blocards s’engagent dans une ultime mission, plus dangereuse que jamais. Afin de sauver leurs amis, ils devront pénétrer dans la légendaire et sinueuse Dernière Ville contrôlée par la terrible organisation WICKED. Une cité qui pourrait s’avérer être le plus redoutable des labyrinthes. Seuls les Blocards qui parviendront à en sortir vivants auront une chance d’obtenir les réponses tant recherchées depuis leur réveil au cœur du Labyrinthe.


À Hollywood, la tradition veut maintenant que l’on découpe le dernier livre de l’adaptation d’une saga littéraire en 2 films. Pas pour donner plus au spectateur, juste pour en mettre plus dans la poche des producteurs et du studio. Et chose assez rare, le dernier livre de la saga a été adapté en un seul film, ce qui est déjà un bon point. Mais quand on regarde le film, on se demande si ce n’est pas le seul unique bon point de ce film.


Troisième et dernier volet, après un premier volet assez bon et un second film assez décevant, on ne peut qu’espérer que le niveau finisse par remonter pour ce dernier volet, mais il ne faudra finalement pas y compter, car on se retrouve avec les mêmes défauts que le second volet et l’on rajoute encore une couche derrière.

Alors que le début du second film se rattachait avec la fin du premier film, avec ce troisième volet, dès le départ, on sent qu’il y a un truc qui ne va pas. Et c’est tout simplement le fait que ce troisième volet démarre un peu n’importe comment, sans réel rattachement avec la fin du précédent et l’on a vraiment l’impression d’avoir loupé un truc entre les deux films.

Et cela ne sera pas le seul truc qui peut faire tiquer dès le démarrage du film, car dès la première petite cascade, on se rend compte que l’acteur regarde la caméra ou bien le réalisateur ou bien la personne en charge des cascades, mais en tout cas, on sent qu’il attend le « go » pour sauter. Et je peux vous jurer que ce truc, on le remarquera assez souvent.


Et tout comme le second volet, après un démarrage en trombe, c’est la platitude quasi-permanente jusqu’à la fin du film. La majorité du film n’est qu’un tunnel d’ennui et par moment, on rajoute un petit sursaut pour réveiller le spectateur. Et cela jusqu’aux dernières scènes où l’on fait tout péter encore et encore avec cette étrange impression que, sur la fin, on tente de compenser le manque total d’intérêts qu’à le scénario.

À cela, s’ajoute d’autres tunnels que l’ennui. On en fait des caisses au niveau émotionnel pour faire traîner les scènes inutilement. Et l’on se retrouve avec un cumul de cliffangher que l’on voit arriver à des kilomètres. Et de toute façon, la totalité du film est complètement téléphonée. Pas besoin d’avoir lu les livres pour savoir ce qui va se passer tellement c’est prévisible.

Et il y a même des moments où l’incohérence règne avec son ami la facilité scénaristique.

Et cela, à nouveau, dès le départ avec les wagons du train qui s’arrête pile à l’endroit où les autres membres de l’équipe attente. De même, pour la scène de l’évasion avec le bus où le bus circule un peu n’importe où dans la ville pour échapper aux méchants et il s’arrête pile à l’endroit où il faut. Et c’est cela à plusieurs reprises.

Un scénario faiblard et après on se demande si c’est un problème de montage ou de direction des acteurs. Soit c’est un problème de montage et le monteur n’a pas coupé certains passages que l’on ne devrait pas voir, soit c’est un problème de direction des acteurs qui ne savent pas ce qu’ils doivent faire et obtiennent les instructions au fur et à mesure.

On revient sur ce qui a été dit sur le début du film où l’acteur attend le signal pour sauter. Ce passage, on n’est pas censé le voir, on n’est pas censé s’en apercevoir. Alors, pourquoi on le voit dans le film ? Si ce n’était qu’un accident isolé, mais on remarque cela à plusieurs reprises. Des acteurs principaux ou même des figurants que l’on voit attendre alors qu’il y a un événement en cours et qui réagissent brusquement comme si l’on venait de leur donner les instructions, ce n’est absolument pas normal de le voir.

Mais que ce soit un problème de montage ou de direction des acteurs, cela n’empêche pas qu’il y ait clairement un problème de réalisation dans ce film.

Dans le premier, la réalisation était dynamique, dans le second, on avait tendance à faire du surplace et pour ce troisième volet, c’est la même chose, mais avec une couche de plus. On fait clairement du surplace et lorsque l’on a de l’action, la caméra a du mal à suivre et surtout que l’on se retrouve parfois avec des plans qui passent à côté de l’action parce que l’on fait tout bêtement un gros plan inutile, et cela, sans compter sur les tremblements de caméra à certains moments. Et l’on se rattache également avec ce que l’on a pu voir au début, avec des acteurs qui attendent le signal pour commencer, car même sur la fin d’une scène, cela traîne anormalement et l’on a l’impression que l’acteur attend comme un con que le réalisateur dise de couper.


Et il ne reste finalement que le casting pour tenter de sauver les meubles, mais ce n’est absolument pas mieux. C’est mauvais, il n’y a pas d’autres mots. On sent clairement que l’ensemble du casting n’en a plus rien à cirer de ce film et qu’ils ne feront pas le moindre effort. Donc tous ces problèmes de direction et de choses que l’on n’est pas censé voir peuvent venir un peu de n’importe où du coup : monteur, réalisateur, acteur.

 

Le dernier volet de la trilogie le labyrinthe est sorti. Et si l’on avait déjà vécu une chute de qualité avec le second volet, cette fois-ci, c’est un beau ramassage dans les règles. Le scénario est faiblard, prévisible et il est bourré d’incohérences et de facilités scénaristiques. On remarque des choses que l’on ne devrait pas voir dans le montage final d’un film, principalement quand on voit les acteurs qui attendent le signal de la part de l’équipe du film pour réagir. Problème de scénario, de réalisation, de direction et pour conclure, des acteurs tellement mauvais que l’on sent clairement qu’ils s’en moquent de ce film. Un dernier film juste pour avoir le fin mot de l’histoire.

PouceDemi

Gaumont

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