Peppermint, la vengeance est un plat qui se mange saignant pour Jennifer Garner

©Metropolitan FilmExport

Peppermint
Sorti le 12 septembre 2018
1h35
Action, Thriller
De Pierre Morel Avec Jennifer Garner, John Ortiz, John Gallagher Jr.

Riley North est une jeune mère de famille dont le mari et la petite fille viennent d’être assassinés par un gang. Face à système judiciaire corrompu qui remet en liberté les meurtriers qu’elle avait pourtant formellement identifiés, Riley décide de prendre les armes pour faire payer tous ceux qui, de prêt ou de loin, sont impliqués.

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Je ne me souviens plus depuis quand je n’ai pas vu Jennifer Garner en premier rôle dans un film d’action. Et si l’on doit considérer que ce film est un peu un retour pour l’actrice à l’action qui l’a fait connaître (principalement grâce à la série Alias), on peut considérer que ce retour de l’actrice est réussi avec Peppermint.

Sa famille a été tuée, elle a été laissée pour morte par les tueurs, mais elle ne meurt pas. Elle disparaît et décide de se venger de tous ceux liés à la mort de sa famille. En gros, le scénario du film, c’est cela et on ne peut pas dire que cela transpire l’originalité, car cela a déjà été vu et revu surtout à la grande époque des westerns. Et même encore maintenant avec une certaine Nikita ou une certaine Colombiana pour les femmes.

Deux films venant d’EuropaCorp, qui est également l’endroit où le réalisateur Pierre Morel a fait ses armes.

Sans en être le scénariste, Pierre Morel vient de nous sortir un film qui aurait eu sa place chez EuropaCorp tellement le scénario est proche des productions à la chaîne que Luc Besson sort quand il ne fait pas un film. Ce que l’on remarque également, c’est que ce film est un peu le retour de Pierre Morel avec un film de qualité dans la lignée du premier volet de Taken (avant qu’Olivier Megaton ne gâche la saga).

Pierre Morel indiquait dans une interview qu’il avait cherché à faire les chorégraphies de combats les plus réalistes possibles, donc il faut comprendre que l’on ne va pas voir Jennifer Garner faire des bonds de plusieurs mètres comme on peut le voir dans certains films d’action. Mais ce que Pierre Porel n’indique pas, c’est que sa réalisation est dans cette veine. Il y a un côté Taken, un côté John Wick également à ce film, car son réalisateur montre des plans réalistes qui ne sont pas trafiqués artificiellement pour épater le spectateur. Le réalisateur a vraiment fait tout son possible pour que l’on reste sur une image réaliste tout le long du film et ainsi montrer une certaine vérité au niveau de l’image. Ce qui fait que l’on se retrouve avec un film avec une histoire triste, une histoire de vengeance, mais qu’à l’image, on se retrouve devant quelque-chose de vrai qui montre aussi bien les moments avec un côté plus coloré que les moments plus sombres. Il y a donc vraiment un soin porté à l’image, à la photographie du film et l’on ne cherche pas à nous vendre des plans de cartes postales, mais de vrais endroits. (si vous arrivez à me suivre, vous avez gagné le droit de vous vanter).

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Après, on aurait pu espérer autant de soin à l’image qu’au scénario de Peppermint. On est vraiment sur un film qui est vraiment vu et revu aussi bien dans le fond que dans la forme, car finalement, il n’y a rien de nouveaux sous le soleil du film de vengeance. Le film est vraiment trop prévisible et l’on a aucune difficulté à deviner tout depuis le début. Et même si la fin n’étonnera pas, finalement, on aurait même pu espérer voir une scène supplémentaire où le personnage pousse plus loin sa vengeance, car le film se termine tout de même un peu sur une queue de poisson.

Et ce qui fait la principale force de ce film, ce sont bien les scènes d’action qui n’en font justement pas trop pour impressionner inutilement le spectateur. On ne fait pas des cascades impressionnantes, on reste sur le désir du réalisateur de faire des scènes réalistes et l’on ne fait pas du contre champ pour masquer les quelques moments « saignants ».

L’autre force de ce film sera bien sûr Jennifer Garner. L’actrice revient fort avec un personnage très fort également qui montre que finalement, le personnage de Sydney Bristow n’est pas si loin que cela. On peut dire que l’actrice mouille le maillot et surtout elle montre qu’elle peut jouer un personnage avec plusieurs facettes durant le film passant de la mère de famille, à une personne meurtrie au bord de la crise de folie et finalement aller vers un personnage assez froid que seul la colère contrôle. Le rôle principal a été très bien travaillé tout aussi bien au niveau de l’écriture qu’au niveau de l’interprétation. Et cela est de même pour les autres personnages qui sont tout aussi bien travaillé par le scénariste que par les acteurs jouant à l’écran.

 

Même si Peppermint à tout de même cette arrière-goût de déjà vu à plusieurs reprises avec cette histoire de vengeance suite au meurtre d’une famille et que le film est également assez prévisible, on reste tout de même satisfait de ce qui se déroule devant nos yeux. Principalement grâce à l’interprétation de Jennifer Garner et aux scènes d’action qui restent réalistes comme l’a souhaité le réalisateur Pierre Morel qui nous offre un film d’action à la réalisation propre, soignée et rythmée.

PoucePoucePouceDemi

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